[Entretien] Jessie Begarin se confie sur ses objectifs, ses goûts et son lifestyle 

 Après avoir vu Victor Wembanyama lors du Media Day de la Betclic ÉLITE, nous avons eu l’opportunité de nous entretenir avec Jessie Begarin, capitaine du Champagne Basket. 

Jessie Begarin, arrière du Champagne Basket 

 Jessie, l’aîné de la fratrie Begarin – dont le benjamin, Juhann a été drafté à la 45e position de la Draft 2021 par les Boston Celtics – n’a pas fini de faire les beaux jours du Châlons-Reims. L’arrière de 33 ans qui est un grand frère sur et en dehors du terrain, a contribué aux deux belles victoires du Champagne Basket en ce début de saison : 88-58 contre Fos-sur-Mer et 105-84 face à la Chorale de Roanne. Lors de ce dernier, Begarin avait laissé une marque de 15 points et 3 passes décisives en 29 minutes de jeu. 

Lors d’un entretien accordé à Dunkiin fin septembre, Jessie est revenu sur les enjeux de cette saison 2021-22 pour le Champagne Basket, avant de se confier sur son mode de vie, sa santé mentale, ses goûts et ses objectifs personnels. 


D : Comment as-tu vécu l’année dernière avec la crise sanitaire, le confinement et la saison régulière tronquée ? 

« Je l’ai pris comme une vague en pleine tête, mais on n’a pas eu le choix. Il fallait contrôler ce qu’on pouvait contrôler, faire avec, s’adapter. Je pense que c’était comme ça pour tout le monde. On se posait beaucoup de questions car au final, tout ça, c’était l’inconnu. 

Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de me poser des questions et que je continue d’être fidèle à ma mentalité. Même si j’aime prévoir les choses, j’ai dû apprendre à vivre un peu au jour le jour, à vivre le moment présent. J’essayais d’apprécier chaque moment. Je me disais que j’avais de la chance d’être en forme, d’être sur le terrain, de pouvoir m’entraîner et de faire ce que j’aime. 

Puis, être avec ma femme et mon fils, et le fait qu’ils soient en bonne santé, c’était ça l’essentiel pour moi. » 

D : Il y a des athlètes qui ont déclaré qu’ils avaient été très affectés mentalement par la crise sanitaire et tous les bouleversements qu’elle a causés. Est-ce que tu as aussi connu un épisode dépressif pendant cette période ? 

« Non… Mais je peux comprendre que certains puissent tomber dans la dépression [à cause de la crise sanitaire] : on tombe dans quelque chose de robotisé, dans lequel on ne réfléchit plus… Ce n’est pas comme ça que j’ai appris à vivre. J’ai appris à vivre en fonction de mes envies, en suivant mon humeur. » 

D : Il y a des athlètes qui ont déclaré qu’ils avaient été très affectés mentalement par la crise sanitaire et tous les bouleversements qu’elle a causés. Est-ce que tu as aussi connu un épisode dépressif pendant cette période ? 

« Non… Mais je peux comprendre que certains puissent tomber dans la dépression [à cause de la crise sanitaire] : on tombe dans quelque chose de robotisé, dans lequel on ne réfléchit plus… Ce n’est pas comme ça que j’ai appris à vivre. J’ai appris à vivre en fonction de mes envies, en suivant mon humeur. » 

Jessie Begarin lors de la présentation du Champagne Basket au Complexe René-Tys (Photo : Champagne Basket / IG)

D : En parlant de basket, quels seront tes objectifs pour cette nouvelle saison avec le Châlons-Reims ? 

« Il faudra y aller étape par étape et toujours rester humble par rapport à l’équipe dans laquelle je suis. On n’est pas l’ASVEL, Monaco ou une autre équipe qui a joué le haut du tableau. 

Il faut déjà viser le maintien, ce qui est déjà quelque chose de très dur à accomplir. A partir de là, il faudra continuer d’être ambitieux, dans le sens où on a envie de gagner le maximum de matchs possibles. On a vu des équipes qui avaient pour objectif de jouer les playoffs et qui au final, n’ont pas réussi à se maintenir ou qui l’ont fait avec beaucoup de difficulté. L’année dernière, une équipe comme l’Elan Châlons-sur-Saône, qui avait l’habitude de jouer dans le ventre mou [de la ligue] et tentait de jouer les playoffs, est descendu en 2e division. 

Il faut toujours prendre des précautions, ne pas trop parler, se regarder dans le miroir et être conscient de qui l’on est. On doit quand même rester ambitieux, ne pas se dire qu’on veut juste se maintenir et en rester là. A partir du moment où on sera maintenu, on va essayer de viser plus haut et je pense que d’ici là, beaucoup de choses peuvent se passer. » 

D : C’est sûr, d’autant que cette année, on s’attend à beaucoup d’actions et de rebondissements en Betclic ÉLITE. Au fait, comment es-tu tombé amoureux du basket ? Qui étaient tes idoles de jeunesse ? 

« Mes idoles ? (Rires.) D’abord, il y a eu mon père [Pierre], et ma mère [Catherine], qui étaient des basketteurs très réputés et très redoutables en Guadeloupe. Avec mon père, je regardais souvent des matchs de Michael Jordan. Puis, j’ai très vite été inspiré par Kobe Bryant, qui est aujourd’hui décédé. Ce sont ces deux joueurs-là qui m’ont vraiment marqué. 

Je dois aussi accorder une place à Reggie Miller. On me comparait souvent à lui quand j’étais plus jeune, à cause de mon physique – qui n’était pas frêle je dirais, mais plutôt fin ; et aussi du fait que je me coupais déjà les cheveux très courts pour imiter Michael Jordan. On me faisait aussi la réflexion par rapport à ma couleur de peau et à ma façon de jouer, de shooter, mais c’est vrai que tout a commencé avec Jordan et Kobe. » 

D : On peut dire qu’à l’époque, Jordan, puis Kobe représentaient le basket. Et selon toi, quel joueur représente le basket aujourd’hui ? 

« Aujourd’hui, je dirais…. LeBron James ou Giannis Antetokounmpo : par rapport à leur histoire, à la trajectoire de leurs carrières, du milieu compliqué d’où ils viennent et au fait qu’ils dominent dans le basket. (Il réfléchit.) Oui, je dirais ces deux-là. » 

D : Quelle est ta paire préférée en ce moment ? 

« J’aime bien les Dame 7 (Il réfléchit.)… et les Kyrie 7. » 

D : Du coup, tu préfères jouer en basses ? Tu n’as pas peur que ta cheville tourne ? 

« Avec tout ce que je fais, j’ai de bonnes chevilles, je n’ai pas peur [qu’elles tournent]. Les chevilles bougent mieux avec des chaussures basses. Je peux parfois jouer en montantes. Ça va dépendre, il faut que j’aie un coup de coeur pour la paire. Mais (de manière générale), je préfère les basses. » 

D : Est-ce qu’il y a une chanson que tu écoutes pour te motiver, avant d’entrer sur le terrain ? 

« (Rires.) J’en ai pas mal ! » 

D : Tu peux nous faire un top 3 ? 

« J’aime bien la chanson de Meryl qui dit « La roue tourne, ton bâton il va s’casser » (NDLR : il s’agit du single « Ah Lala » de la rappeuse). Ensuite, il y a un mix que j’ai l’habitude d’écouter : c’est de la musique de chez moi – de la Guadeloupe. C’est un mélange de trap, de dancehall et de rap local. Après, j’aime bien mettre des stations avec de la musique classique et des musiques un peu [zen], parce que la douceur, le calme, ça réveille quelque chose au fond de moi. » 

Ce sont sur ces paroles que notre entretien avec Jessie Begarin s’est terminé. L’arrière du Champagne Basket nous a d’ores et déjà montrés son engagement et son envie de relever de nouveaux challenges dans une Betclic ÉLITE plus compétitive que jamais. 

Tracy Salumu

#TSFreelance | Rédactrice - Pigiste - Traductrice - Formatrice | Bloggeuse #ThatMoodSwing

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