Les meilleurs documentaires ESPN 30 for 30 sur le basketball – Deuxième partie

Après avoir remis en lumière certains documentaires tels que « The Fab Five », « Once Brothers » ou encore « Winning Time », continuons la liste chronologique des meilleurs 30 for 30 d’ESPN. Il y aura des spoilers sur le documentaire sur Dennis Rodman, dernier bébé de la catégorie. Sans plus tarder, voici les sélectionnés. 


The Announcement 

Ce documentaire revient sur la grande annonce d’Earvin « Magic » Johnson le 7 novembre 1991. C’est devant un parterre de journalistes et à la télévision nationale que Magic a annoncé qu’il avait contracté le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), à ne pas confondre avec le SIDA qui en est le stade le plus avancé et fatal. 

Dans les années 1990, on savait très peu de choses sur la maladie et pour beaucoup, cette nouvelle signait l’arrêt de mort du joueur alors âgé de 32 ans. Son image en avait pris un coup puisque tout le monde appréciait Magic Johnson, Champion NBA, meneur-star des Lakers et grand rival de Larry Bird. Il était admiré, adulé car il semblait parfaitement incarner les valeurs de la NBA. 

Et puis la vérité a éclaté au grand jour : la star de L.A. a dû déclarer devant tous et toutes qu’il n’était pas le gendre idéal, qu’il avait fauté et qu’il allait en subir les conséquences pour le reste de son existence. En effet, durant l’ère des Showtime Lakers, le meneur de l’équipe multipliait les conquêtes féminines avec lesquelles il avait des relations non protégées, d’où sa contamination par le VIH. 

Cette annonce fut un choc pour l’opinion publique, d’autant qu’à l’époque, son épouse Cookie était enceinte de leur premier enfant (tous deux furent épargnés par la pathologie).

Les révélations sur la vie de débauche de Magic n’ont pas empêché la ligue et sa franchise de le soutenir dans son combat contre la maladie. 

Cette nouvelle a changé à tout jamais la vie d’Earvin « Magic » Johnson, qui raconte lui-même son histoire dans le documentaire d’ESPN. Après un retour sur les racines du Hall of Famer, en passant par sa carrière universitaire et professionnelle, le 30 for 30 met en lumière les différents aspects de la personnalité de Johnson, à savoir, Earvin (l’homme calme et rangé) et son alter ego, Magic (l’homme charismatique et passionné). On y voit aussi les réactions des acteurs de la NBA face à l’annonce du meilleur meneur de tous les temps. Celui-ci avait dû s’éloigner des parquets avant de faire un retour controversé car, certains joueurs comme Karl Malone, craignaient d’être contaminés par le VIH après avoir été en contact avec Johnson (notamment après des blessures ouvertes). Cela n’empêchera pas le meneur de faire opérer sa magie sur les terrains de basket, allant jusqu’à intégrer la « Dream Team » avec Bird et Jordan en 1992.

« The Announcement » est l’un des récits les plus sombres de la NBA, car il a mis en évidence les dérives dans le mode de vie d’un athlète emblématique de la grande ligue. Cependant, en survivant à la maladie, Magic Johnson est devenu un porte-parole pour la prévention contre le VIH et a fait évoluer les mentaliés par rapport aux interactions possibles avec les personnes atteintes de la pathologie.


Bad Boys 

Dans les années 1980, la National Basketball Association n’était pas uniquement le théâtre de la rivalité entre les Celtics et les Lakers. Elle a également vu naître les Bad Boys de Detroit. Coachés par Chuck Daly, il s’agissait d’une bande de loups assoiffés de victoire, prêts à tout pour défendre leurs couleurs et prendre le contrôle de la NBA.

Dans le roaster, on comptait Isiah Thomas, l’un des meilleurs meneurs de l’histoire, qui avait marqué 25 points en un quart-temps lors du Game 6 des Finales 1988 alors qu’il venait de se faire une entorse. Il y avait ensuite son double, Joe Thomas, 5 fois dans la « First Team All-defensive », qui était le moins méchant des Bad Boys, mais qui restait mur défensif auquel personne ne souhaitait être confronté. Puis, il y avait Dennis Rodman, qui était plutôt discret à l’époque, mais lui aussi un défenseur d’élite. Enfin, on retrouvait Rick Mahorn et Bill Lambeer, deux intérieurs qui prenaient du plaisir à (littéralement) charcuter leurs adversaires. On peut également citer Adrian Dantley, Mark Aguirre, Vinnie Johnson et John Salley dans l’effectif de Motor City.

La ligue était bien différente dans les 80s. Les matchs étaient vraiment dirty et parfois, ils ressemblaient plus à du catch qu’à du basketball. Les Bad Boys avaient la rage de vaincre. Ils en avaient marre de voir les Celtics de Larry Bird et les Lakers de Magic Johnson se battre tous les ans pour gagner le titre NBA. Tout comme les Sixers de Julius « Dr. J » Erving et Moses Malone en 1983, ils voulaient leur part du gâteau. Les Bad Boys ont profité d’un arbitrage plus clément contre les fautes flagrantes pour atteindre leur objectif. Ils n’hésitaient pas à mettre des coups de poing, de coude, à faire des clés de bras et autres actions violentes pour arrêter leurs adversaires et même les blesser. Ce n’était pas beau à voir venant de la part de joueurs aussi talentueux que les Pistons.

Cette équipe de Detroit sera championne en 1989 après avoir balayé les Showtime Lakers et en 1990 après avoir battu les Trail Blazers de Clyde Drexler.

Les Bad Boys faisaient régner la terreur dans la ligue et ont même martyrisé un certain Michael Jordan. Ils avaient mis en place les « Jordan Rules », un ensemble de règles à mettre en pratique sur le terrain pour empêcher MJ de faire ce qu’il faisait de mieux : voler au-dessus de ses adversaires. « His Airness » ne serait jamais devenu le GOAT s’il n’avait pas dû se renforcer physiquement et mentalement afin de battre les Bad Boys (chose qu’il fera dès 1991).

Le 30 for 30 revient sur tous les évènements marquants de l’ère Bad Boys à Detroit, de la formation de l’équipe, à leurs épopées en playoffs, jusqu’à leur back-to-back, sans oublier les conséquences de cette attitude de méchant garçon sur les terrains. On parle ici des discordes d’Isiah Thomas avec Larry Bird, Magic Johnson, Michael Jordan et Scottie Pippen, qui lui ont valu sa place dans la « Dream Team » en 1992. 


This Magic Moment 

L’introduction du documentaire nous en annonce directement la couleur. On y voit Shaquille O’Neal et Anfernee Hardaway, pensifs, se demandant ce qu’il se serait passé si Shaq n’avait pas quitté la franchise et si Penny ne s’était pas blessé. 

Car quelque part, c’est ça l’histoire du Magic, pleins de « what ifs », de suppositions sur l’équipe, si tout était allé dans son sens. 

Du choix de la ville de Mickey à la création de l’équipe en 1989, on est véritablement plongé dans l’univers magique d’Orlando. 

Le documentaire revient sur la draft 1992 qui a permis à la franchise de recruter l’un des joueurs les plus dominants de l’histoire de la NBA : Shaquille O’Neal.

Avec sa personnalité extravertie et décalée, Shaq devient rapidement le chouchou du public et des médias. En plus, il est très prolifique sur le terrain, puisqu’il sera élu Rookie de l’année avec 23.4 points, 13.9 rebonds et 3.5 blocks sur la saison 1992-1993. Cependant, malgré un bilan équilibré de 41 victoires et 41 défaites, le Magic n’atteindra pas les playoffs. Il faut dire que la concurrence était plutôt rude dans la conférence Est dans les années 1990. Il fallait battre les Bulls de Jordan ou encore les Knicks de Patrick Ewing et John Starks.

Pour la draft suivante, celle de 1993, la chance sourit encore au General Manager du Magic, puisque Pat Williams obtient le premier choix pour la deuxième année consécutive. A cette période, tous les yeux étaient rivés sur Chris Webber, qui avait fait les beaux jours de la NCAA avec le Fab Five. Le monde de la NBA s’attendait à ce que C-Webb soit sélectionné en première position, cependant, ils n’avaient pas vu venir le facteur Shaq. 

En effet, pendant l’intersaison, O’Neal avait tourné dans le film « Blue Chips » avec le jeune Hardaway. Il avait tellement apprécié jouer des pick-up games avec lui qu’il aurait insisté auprès du front office pour que la recrue des Memphis Tigers le rejoigne à Orlando. Et ce fut chose faite : Webber fut sélectionné en première position de la draft puis envoyé à Golden State, en échange d’Anfernee Hardaway.

Penny n’était pas un joueur comme les autres. C’était un arrière de 2m03 qui savait manier le ballon, jouer en post-up et shooter à 3 points. Sur le terrain, son alchimie avec le Shaq était indéniable. C’est justement ce sur quoi se concentre le 30 for 30. 

Ce moment. Ce moment magique pendant lequel Shaq et Penny jouaient des tours aux autres équipes pour passer des tours de playoffs. Le duo y a fait ses premiers pas en 1994, lors de la saison rookie de Penny. Après s’être fait éliminer dès le premier tour par les Pacers de Reggie Miller, ce one-two punch est revenu plus fort la saison suivante, en allant jusqu’aux Finales NBA. Bien qu’ils aient réussi à battre les Bulls lors de l’année de retour de Jordan, ils se sont inclinés face aux Rockets d’Hakeem Olajuwon.

Ils retenteront leur chance l’année d’après, lors de la saison 1995-1996, mais la magie d’Orlando n’opère plus : les relations entre O’Neal et Hardaway semblent se dégrader et la frustration liée aux échecs répétés en post-season commence à les gagner.

L’intersaison 1996 a été cruciale pour la franchise floridienne : le front office n’a pas réussi à faire re-signer Shaquille O’Neal. Le pivot s’est donc envolé vers Los Angeles, là où l’attendaient Phil Jackson et Kobe Bryant.

Après ce grand coup de massue, l’équipe tentera de se reposer sur son autre star, Penny Hardaway. Malheureusement, celui-ci se fera une blessure aux genoux qui changera le cours de sa carrière à tout jamais. Il finira par en revenir mais avec des capacités physiques amoindries, ce qui influera négativement sur ses statistiques et sur son impact sur le jeu. Il ne sera plus le Penny que l’on a tant admiré voir jouer alors que de son côté, Shaq remportera un « threepeat » avec Kobe. 

Les raisons du départ de Shaq restent encore floues. On parle de contrat insatisfaisant proposé par le Magic, mais aussi de tensions croissantes entre les deux stars de la franchise. Apparemment, O’Neal devenait jaloux d’Hardaway, qui commençait à lui voler l’attention du public et des médias.

« This Magic Moment » retrace les belles années d’Orlando avec ce duo censé devenir une paire Magic Johnson – Kareem Abdul-Jabbar 2.0, car malgré les signatures de Grant Hill, Tracy McGrady et Dwight Howard par la suite, la franchise n’a jamais eu autant de magie qu’avec Shaq et Penny. 


Celtics / Lakers : Best of Ennemies 

Cette fois, ESPN s’attaque à la plus grande rivalité de l’histoire de la NBA, une rivalité entre deux franchises de légende : les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers.

Cette grande saga du sport américain est narrée par le rappeur, acteur et fondateur de la ligue « Big 3 », Ice Cube pour représenter la franchise californienne et par l’acteur Donnie Wahlberg pour celle du Massachussetts. 

Le documentaire en 3 parties revient sur l’histoire des Minneapolis Lakers et des Boston Celtics, toutes les deux crées dans les années 1940. Dans les années 1950, la domination est du côté du Minnesota avec 5 titres contre 1 pour la Nouvelle-Angleterre. C’est en 1959 qu’a eu lieu la première opposition des deux équipes en Finales NBA. Boston s’était alors imposé, ce qui avait marqué le début des hostilités.

Dès lors ont commencé les grandes confrontations des années 1960 entre les Lakers et les Celtics avec leurs « big three » respectifs : Jerry West, Elgin Baylor et Wilt Chamberlain face à Bob Cousy, Sam Jones et Bill Russell. Le pivot des C’s s’était alors lancé dans sa quête de 11 titres en 13 ans de carrière, empêchant « The Stilt », pourtant marqueur de 100 points en un match ou attrapeur de 55 rebonds, d’obtenir le Graal des basketteurs.

Après cette décennie de folie dominée par les C’s avec 8 titres sur 10 saisons, on se penche sur les années 1970. Les Lakers qui venaient de déménager à la Cité des Anges, ont retrouvé le chemin vers le titre en 1972, au plus grand plaisir de Wilt Chamberlain qui gagna sa première bague de champion. On se souvient aussi des Celtics de John Havlicek, vainqueurs du titre en 1974 et 1976.

On passe ensuite aux années 1980, l’apogée de la rivalité entre les Lakers et les Celtcs. Cela est évidemment lié à l’arrivée dans la ligue de Magic Johnson et de Larry Bird. Ils ont rendu sa popularité à la NBA en créant cette dichotomie entre le jeune meneur Noir, souriant et flashy et le shooteur Blanc, introverti et discret. C’est en 1985 que les Lakers vont finir par s’imposer pour la première fois contre les Celtics, qui les avaient battu en Finale l’année précédente. Les « purple and gold » vaincront de nouveau les C’s en 1987 afin de finir la décennie sur un bilan de 5 titres contre 3 pour Boston.

Dans les années 1990, les deux équipes ne réussiront pas à s’imposer face aux Bulls de Michael Jordan et devront attendre les années 2000 avant de revoir le trophée Larry O’Brien. On arrive alors dans l’ère Shaq et Kobe, vainqueurs d’un « threepeat » avec les Lakers. On n’oublie pas le « big three » des Celtics composé de Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen. Tous ont également fait perdurer la légendaire rivalité entre les deux franchises avec 5 titres pour L.A. et 1 titre pour les C’s.

On s’attendait par ailleurs à ce que celle-ci soit ravivée par LeBron James et Kyrie Irving en 2018-2019 mais les deux basketteurs ne se sont pas montré à la hauteur de nos espérances, la faute à des blessures en cours de saison.

La concurrence entre les Celtics et les Lakers s’est matérialisée par des confrontations directes entre les meilleurs joueurs de tous les temps, mais également entre les meilleurs coaches de l’histoire. On parle ici de Phil Jackson (11 titres dont 5 avec les Lakers), Red Auerbach (9 titres avec les Celtics) et Pat Riley (5 titres dont 4 avec Los Angeles). 

Les Lakers et les Celtics se sont affrontés 12 fois en Finales NBA et ont respectivement remporté 16 et 17 titres de champion.

ESPN revient sur ces confrontations iconiques de la ligue américaine de basket avec des moments d’intensité pure comme la victoire de Boston au Game 7 en 1984 ou les Finales haletantes de 2010. Le documentaire « Celtics / Lakers : Best of Ennemies » nous donne le point de vue des deux parties prenantes, d’ailleurs situées dans des villes antagonistes : Los Angeles est libérale et flashy tandis que Boston est traditionnelle et discrète. Ce 30 for 30 s’arrête sur les temps forts des deux équipes les plus titrées de l’histoire, qui font encore les beaux jours de la NBA


Rodman : For Better or Worse 

Dans son dernier film 30 for 30, ESPN s’est intéressé à un joueur talentueux, iconique mais très controversé : Dennis Rodman. Souvent jugé bizarre, excentrique voire fou, Rodman est connu des néophytes du basket pour ses frasques en dehors des parquets. Le joueur n’en reste pas moins un défenseur d’exception qui a été intronisé au Hall of Fame en 2011

Ce documentaire nous plonge dans l’univers haut en couleurs de Dennis Rodman, en commençant par son enfance difficile à Dallas. Son père a très vite déserté la maison familiale et sa mère, obligée d’avoir plusieurs emplois pour subvenir aux besoins de ses trois enfants, n’avait jamais le temps de leur montrer de l’affection. Le jeune Dennis était donc introverti, timide et souvent dans l’ombre de ses deux sœurs, qui lui ont fait découvrir le basket.

A l’âge de 20 ans, il a été mis à la porte par sa mère et il a été sans domicile, avant d’être repéré par des recruteurs de South East Oklahoma State

« The Worm » (« Le Ver ») sera drafté à la 27e position par les Detroit Pistons en 1986. Il fera partie des Bad Boys (mentionnés ci-dessus) et remportera deux titres avec la franchise en 1989 et 1990. Cependant, l’équipe des Pistons sera démantelée dans les années suivantes et Chuck Daly donnera sa démission. Très proche de son coach devenu son père de substitution, Rodman tombera dans un état dépressif. A cette période, il devait également faire face à son premier divorce et à la perte de la garde de sa fille. C’est alors qu’eu lieu sa tristement célèbre tentative de suicide, lors de laquelle Rodman aurait été aperçu avec une arme à feu et ce qui semblait être une lettre d’adieu. Le joueur ne s’était pas suicidé cette nuit-là, mais avait plutôt tué une « image mentale » de lui-même : celle du faux Dennis, celui qu’il n’était pas vraiment. 

C’est ainsi qu’en 1993, Dennis Rodman est arrivé chez les Spurs avec un tout nouveau style : les cheveux blonds peroxydés, en plus de nombreux tatouages et des piercings. Cela avait de quoi choquer San Antonio, ville traditionnelle et tranquille du Sud des Etats-Unis, dont les habitants s’identifiaient davantage au pivot David Robinson, fier de sa foi chrétienne. 

Dennis semblait être plus incontrôlable qu’auparavant, beaucoup plus extraverti aussi. Il commençait même à se faire un nom en dehors des terrains, à cause de ses penchants pour les casinos et les soirées arrosées. 

Il finira par rejoindre les Bulls afin de former un « big three » de légende avec Michael Jordan et Scottie Pippen. Le coaching de Phil Jackson lui convenait parfaitement, d’autant que le « Zen Master » ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’il mène une vie de rockstar puisque cela n’affectait pas son jeu. En effet, malgré sa vie d’excès en dehors des parquets, « The Worm » était toujours performant sur le terrain. Ses 15.3 rebonds de moyenne ont été d’une grande aide pour que les Bulls remportent leur deuxième « threepeat ».

Dans le documentaire, Rodman affirme même qu’il était plus célèbre que Jordan pendant cette période. C’était à cause de ses aventures amoureuses (Madonna, Carmen Electra) et son style de vie (fête à outrance, s’habiller en femme et se marier à lui-même), choses dont se délectaient les médias. 

Son comportement et son apparence physique rendaient Rodman unique et excentrique, à tel point que l’on a oublié de le considérer comme un être humain. 

Car Dennis avait un grand coeur. Ayant lui-même été sans-abri, il aidait les personnes vivant dans la rue, que ce soit en leur servant de chauffeur, en faisant des distributions d’argent ou encore en leur proposant de manger chez lui. 

Le documentaire d’ESPN nous donne des clés pour essayer de comprendre le personnage complexe qu’est Dennis Keith Rodman, abandonné par son père et qui a donc toujours été à la recherche d’une figure paternelle, d’un exemple à suivre. Par ailleurs, son besoin de s’affirmer et d’être remarqué par les autres est probablement lié aux moqueries subies dans son enfance par rapport à son apparence physique et à son caractère introverti. Et si les extravagances de Rodman n’étaient en fait qu’une carapace pour cacher sa sensibilité tant de fois mise à l’épreuve et un moyen pour lui de vivre avec ses blessures du passé ? 

« Rodman : For Better or Worse » revient sur l’histoire incroyable de la légende de la NBA qu’est Dennis Rodman, 7 fois meilleur rebondeur de la ligue, 5 fois Champion NBA et personnage iconique du basketball américain. 

Tracy Ezeli

Blogger & Motivational Writer @thatmoodswing 🇬🇧 Rédactrice Culture & Basket @dunkiin_fr 🇫🇷

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