Dunkiin Analyse : Dame DOLLA – Big D.O.LL.A.

La musique partie intégrante de la culture NBA et domaine très important pour les joueurs, on le dit et on le re-dit chez Dunkiin. L’un des exemples les plus marquants, ces joueurs NBA qui hors de leur carrière de sportif pro s’essaient avec réussite à une carrière musicale. Il y’a Victor Oladipo, Marvin Bagley, Lonzo Ball et surtout Damian Lillard aka Dame DOLLA. Déjà auteur de deux albums bien accueilli (The Letter O & Confirmed), le franchise player des Blazers représente le MVP de ces 2-way célébrités et pour ceux qui ne le sauraient pas encore il est de retour et vise le three peat avec ce nouvel album sorti le 9 août, Big DOLLA. Dunkiin vous livre dans les lignes à suivre son analyse d’un artiste à la fois sur les parquets comme micro en main.


Tout d’abord, avant de rentrer dans les détails de l’analyse sur chacun des titres de l’album, la cover ou la date de sortie, on vous annonce la couleur : Si Damian Lillard a préféré sortir son album plutôt que de faire la préparation Coupe du Monde avec Team USA, il est déjà pardonné.Dame DOLLA livre un album qui saura faire plaisir les adorateurs de ces précédents projets, on y retrouve son flow un peu plus posé et facile à suivre pour des non anglophonesCôté featuring on retrouve Lil Wayne et Danny from Sobrante comme sur Confirmed cependant Big DOLLA est un album aux styles de titres un peu plus diversifié et plus personnel, par les textes, avec les thèmes abordés, l’arrivée de son enfant et la célébrité mais aussi dans la production de l’album, réalisé en plus petit comité comme l’artiste l’a confié au magazine Billboard. Bref, Damian Lillard confirme encore plus avec ce 3e album qu’il n’est pas un sportif pouvant sortir un bon album parmi mais bel et bien un artiste talentueux capable de sortir des albums de qualité.

BIG DOLLA

La cover

Damian Lillard torse nu sur le capot de l’une de ses voitures son fils de 1 an Dame Jr (comme Offset et DJ Khaled l’ont fait récemment), l’imitant avec un modèle plus réduit le tout sur un ton old school un peu 90’s, ça reste classique mais bien fait, la classe a l’américaine et puis avec les pochettes d’albums plus ou moins abstraites de nos jours, celle ci semble rassurer en quelque sorte sur ce que l’on attend de l’album et reste dans la continuité du style de Dame DOLLA.

Les 10 sons

« Sorry » ft Lil Wayne, l’album commence par banger très propre, on apprécie la présence de Wizzy sur le deuxième album consécutif de Dame même si son couplet est plutôt basique quant au talent et titres iconiques du Petit Wayne. Pour ce qui est du refrain il passe plutôt bien et quand Dame déclare « sorry no sorry » on pense de suite au shoot contre OKC lors des derniers playoffs qui a amorcé la destruction de l’ambition de la franchise de l’Oklahoma et même une partie de son identité
✅ : Son qui fit parfaitement suite à un buzzer beater, ankle breaker, dunk ou destruction de son pote à 2k ou lors d’un 21, ayant enfilé les paniers comme des perles sans permettre à son adversaire de tirer.


« Check « : Dès les premiers lignes, Dame DOLLA se sert d’une punchline du genre success story (« Started from the Bottom now we’re here » étant l’une des + emblématiques):« Mansion on the water shit pricyI came from the slums in a white tee »Dame DOLLA a réussi à sortir de la pauvreté et la violence de son quartier d’Oakland par le droit chemin (white tee, le blanc couleur de la pureté, innocence) pour désormais posséder une villa sur un lac de l’Oregon. Pour ce qui est du reste du titre, dans le refrain plutôt long et répétitif appauvrit mon appréciation personnelle du morceau cependant une petite référence culture NBA s’y cache, Il n’est question pour Dame que d’encaisser et engranger les chèques mais pas ceux de Nike comme il le precise via un adlib «No Nike » puisque comme beaucoup le savent Lillard est l’une des figures d’Adidas. Autre punchline :Damian prétend qu’il n’a jamais eu de mauvais matchs, bien qu’on l’adore et qu’on valide le délire egotrip on ne peut s’empêcher de se souvenir du tour de playoffs contre New Orléans il y’a 2 ans 😉 .
✅ : Son qui fit parfaitement après avoir reçu sa paye.


Bestie, 3e titre de l’album sur lequel Marley Waters accompagne Dame dans un son spécial lover ou la star des Blazers déclare sa flamme à sa manière à la mère de son fils Dame Jr qu’il considère comme sa meilleure amie avec des avantages en plus et qu’aucune autre femme ne peut concurrencer.
✅ : Son qui fit parfaitement pour déclarer sa flamme a sa moitié, pour le jour de la Saint Valentin ainsi que tous les autres jours puisque l’amour n’a pas besoin de date pour être célébré !


Baggage Claim, Son centré sur la réussite de l’artiste tout comme Check, il est aussi question de bien matériel, réussite du joueur et ses proches de manière légale.
✅ : Son qui fit parfaitement lors d’un trajet en voiture.


S’ensuit avec « Dre Grant » un morceau trap en compagnie de Brookfield Deuce où Lillard aborde sa relation à la gent féminine ainsi que sa confiance en lui et la plus-value qu’il apporte comme le soulignent. Les punchlines :« Try to kill the vibe? Nah, I’ma make one (I’ma make one)I’m the life (I’m the life), I’m the hype (I’m the hype) »De plus les fans de NBA apprécieront la référence suivante lorsqu’il s’agit d’aborder la gent féminine: « I shoot my shot like I’m Kobe » Respect pour le clin d’œil à l’ancien légendaire numéro 8 & 24 même si cette punchline n’est pas totalement innovante. On ne peut cependant s’empêcher de sourire en se disant que c’est bel et bien le seul artiste qui aurait pu remplacer son nom à la place de Kobe et garder en crédibilité !
✅ : Son qui fit parfaitement lors d’un trajet en voiture et entres potes.


Son suivant « Cupid », le mode de vie et le côté créateur de tendance sont abordés par Dame DOLLA sur une bonne instru mais quelque peu répétitive sur la longueur de la chanson. Niveau punchline qui font :Lillard sur l’amitié, la confiance et son cercle d’amis: « only got brothers, i don’t got homies », précédé d’un « You boys tryin’ too hard (Too hard), it’s in me, not on me (Nah) », la valeur de Lillard réside en lui non pas en ce qu’il porte par exemple, personne ne peut donc l’imiter.
✅ : Son qui fit parfaitement lors d’un trajet en voiture et entre potes.


Le morceau « Ricky Bobby « aborde les mêmes thématiques (origine, réussite, son clan) que les précédents « Check, Baggage Claim ou Cupid » mais je le trouve cependant plus réussi notamment techniquement, le refrain se distingue plus et n’est pas aussi long qu’un couplet.
-Niveau Punch : « We was on the same boat, now I’m on a big yacht, big yacht
»,  « The apple of they eye, but I’m far from the tree (I’m far) »(PS: si Dame avait dit « the apple in the eye suivi de la suite cela aurait parfaitement souligné sa détermination à aller chercher son objectif jugé difficile d’accès, un titre avec les Blazers)
Enfin petite référence qui ne nous a pas échappé lors du 2ème couplet, Dame DOLLA cite et imite même les MIGOS en plaçant « Walk it like I talk it » citation éponyme de l’un des plus gros succès du groupe avec Drake.
✅ : Son qui fit parfaitement pour un trajet en voiture.


Sur « Money Ball » Damian est rejoint par Danny from Sobrante, Derrick Milano et surtout Jeremih qui fait partie de ses artistes qu’on apprécie de retrouver en featuring comme Ty Dolla Sign pour les refrains chantés qu’ils apportent.Dans ce son parmi les plus entraînant de l’album on se retrouve assez vite à bouger la tête lors du refrain. Le thème central est comme le titre pouvait nous y attendre, l’argent ici amassé grâce au basket, on ne peut s’empecher de penser aux moneyball des concours de 3pts.Lors du dernier couplet Dame livre un court passage sur ses défaites qui a entraîné sa motivation pour être aujour’d’hui une star de la ligue basket la plus médiatique, avant qu’il ne finisse par un « I feel like Pac above the rim » si tout est discutable on apprécie l’association de l’un des GOAT du rap avec notre sport préféré.
✅ : Son qui fit parfaitement pour s’ambiancer avec ses potes surtout si après une soirée jackpot au Casino ou jour de paye.


Avant dernier morceau de l’album, « Beach », titre le plus festif et estival, on y retrouve un Dame DOLLA mood lover s’adressant à la gent féminine et mettant en avant l’apport qu’il offre grâce à sa personnalité, sa réussite et son mode de vie comme en témoigne le refrain de Derrick Milano:« Let me change your life, I’ma be the one to level up your speed, yeahShe dripped out, oh, I put Chanels on the feet »« I’ma bring the sand to the beach, beach, yeah » Trop fort ce Dame à part si vous team plage de galets mais bon c’est moins glamour et puis Lillard est plus du genre à être parfait quand le sable du sablier s’écoule plutôt que de balancer des galets du parking ou de la ligne des lancers francs comme l’ont fait DeAndre Jordan et Drummond avec des briques.
✅ : Son qui fit parfaitement en voiture en direction de la plage ou directement sur les pieds dans le sable.


Dernier titre de l’album « Track Meet » en featuring avec Major Myjah, Dame DOLLA nous offre un titre lover et doux dans la lignée de « Bestie » . Ça parle d’amour, de trouver la bonne personne et on se laisse aller volontiers sur le refrain de Major Myjah.
✅ : Son qui fit parfaitement pour les fin de soirées d’été avec son amour de l’été ou de longue date.


Mes tops titres :Si C.J.McCollum équipier et ami de Damian Lillard a déclaré sur Instagram que ces sons préférés de l’album étaient: Ricky Bobby, Cupid et Track Meet
Ceux qui vont direct aller dans ma playlist sont les suivants :Beach, Money Ball, Ricky Bobby & Track Meet

joboy12

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