Jersey of the Week [Hors Série] – End of an Era

Aujourd’hui c’est le come-back de notre série Jersey of the Week. Pour signer un retour soigné on  a décidé de s’attaquer à un triptyque de maillots mythiques. En hommage aux trois légendes qui vont entrer au Hall Of Fame cette année. J’ai nommé : Kevin Maurice Garnett, Timothy Theodore Duncan et Kobe Bean Bryant. On va revenir sur une anecdote, un match, une histoire singulière à ces trois monstres. Nos trois protagonistes sont différent à tous points de vue, leurs seuls points communs sont surement leur rage de vaincre et leur longévité. 

THE BIG TICKET

Voilà plus de 4 ans qu’il a raccroché les sneakers, comme ses deux autres comparses du jour finalement. Le « kid » laisse un énorme héritage sur notre ligue. Du jeune loup qui zappe la NCAA, au patron de défense d’une des meilleures équipes des Celtics de l’histoire en passant par le monstre de polyvalence MVP en 2004… Garnett a su écrire une carrière monumentale. 20 saisons bien remplies entre Minnesota, Boston et Brooklyn. Des rebonds à la pelle, des points à plus quoi savoir en faire et une voix terrifiante qui hante toujours certaines oreilles de NBA. On fait le point sur sa meilleure performance.


19 mai 2004 : le premier game 7 de sa carrière. 

Garnett est fraichement MVP pour la première et la seule fois de sa carrière. C’est le jour de son 28ème anniversaire. Il se retrouve dans une position délicate : il doit jouer un game 7 en demi finale de conférence face aux Kings de Peja Stojakovic, Chris Webber et Mike Bibby. Problème : Sacramento a écrasé les Wolves de 17 points sur le game 6 pour recoller à 3 partout. L’atmosphère est étouffante au Target Center. Le match commence  par un shoot à 45° mi-distance de KG. Les Kings comprennent dès le début que la soirée sera longue. Le troisième quart commence à 60-62 à l’avantage des Timberwolves. Mais l’équipe Californienne vient de rattraper un retard de 10 points. Malheureusement pour les Kings, le big ticket enfile son costume de super héros une énième fois ce soir. Il inscrit 14 des 21 points de son équipe dans le dernier quart. Il plante un trois points assassin à 3 minutes de la fin pour prendre 7 points d’avance. Juste après avoir crossé puis dunké sur Chris Webber. C’est une véritable dynamite qui explose la défense des Kings et qui refuse de laisser son équipe perdre. Il conclut ce récital avec un contre majestueux d’autorité sur Brad Miller à 4 secondes de la fin qui venait de prendre un rebond offensif plein d’espoir. Le match se termine, Minnesota accède aux premières finales de conférence de sa jeune histoire. Le Kid termine en 32 points, 21 rebonds, 5 contres et 4 interceptions. Complètement hallucinant. 

Il ne faut pas oublier que le Kevin leur avait déjà collé un joli 33 points 25 rebonds en début de saison. On dirait quand même qu’il avait une dent contre ces Kings.

The Black Mamba 

L’année 2020 restera particulière pour tout fan NBA et pour la famille Bryant. Kobe nous a quittés le 26 janvier dernier. Sa « legacy » plane toujours sur le monde de la NBA et du sport en général. Quand on voit les réactions à l’annonce de l’accident de ses paires, des fans, des coachs et de tous ceux qui l’ont côtoyé on comprend que Kobe était plus qu’un excellent joueur. Il a incarné pendant 20 ans plusieurs personnages. Du beau gosse sortant du lycée, il est passé à l’assassin silencieux qu’on connait tous sous le nom de « Black Mamba ». Ce qui est sûr c’est qu’il a toujours été sous les « spotlights ». Compliqué de trouver une performance assez méconnue sur Kobe, pourtant certaines histoires restent encore assez oubliées. Retour sur une partie de son enfance en Italie. 


Une idole d’enfance

Une idole d’enfance : 

Il est de notoriété publique que Kobe a porté 2 numéros de maillots dans sa carrière, et que le numéro 24 symbolisait les 24 heures de la journée. Ce qui est assez peu connu c’est la signification derrière son choix de numéro 8 durant la première partie de sa carrière. 

Le père de Kobe, Joe, était également un joueur de basket. Après une expérience assez mitigée en NBA il traverse l’Atlantique et arrive en Italie en 1984. Pour l’instant, tout fan de NBA est généralement au courant de l’enfance transalpine de Kobe. On sait également que le jeune Bean était fan de l’AC Milan et qu’il s’est essayé au football à de nombreuses reprises en vain. Mais s’il était autant fan de Milan c’était surtout pour son équipe de Basket, l’Olimpia de Milan. Et plus particulièrement de son meneur légendaire, réelle superstar du championnat Italien : Mike D’Antoni. Ce dernier, avant de devenir un coach de grande renommée de NBA était un joueur spectaculaire qui portait le numéro 8. D’Antoni a profondément marqué Kobe qui décida de l’honorer en portant le numéro 8 à son arrivée aux Lakers ( le numéro 32 de Magic étant déjà retiré). Anecdote assez drôle quand on sait que les deux hommes se sont rendus coup pour coup au milieu des années 2000 à travers la rivalité Suns-Lakers. Notamment ce fameux 30 Avril 2006 où Kobe a assassiné par deux buzzer beaters les Suns. L’un pour envoyer les siens en prolongations et l’autre pour clôturer le match. 

The Big fundamental

Le meilleur ailier fort de tous les temps, tout simplement. 19 saisons d’exception au niveau personnel comme collectif. 15 fois all star, 2 MVP, 5 titres et surtout le point d’ancrage défensif et offensif d’une des plus grandes dynasties de l’histoire du sport américain. Duncan est évidement reconnu par tous ses paires et par le public avéré de NBA. Pourtant son côté silencieux, son manque de charisme apparent et l’affaiblissement de ses qualités physiques sur la fin de la carrière lui donne l’incontournable image du papy de la NBA. Il est assez difficile de trouver une anecdote flashy sur le grand Timothy, par contre des performances de titan, ça il y en a à la pelle.


Le 15 Mai 2003 : la fin d’une hégémonie  

Une de mes activités favorites est de me perdre dans les innombrables données de basketball reference et de trouver des lignes de stats folles, issues de match que je n’ai pas eu la chance de voir en direct. Quand il s’agit de Duncan la tâche est plus que compliquée, tant ses performances en playoffs dans les années 2000 étaient stratosphériques. Entre son 34pts, 24 rbds, 6 ast, 6blk face à Dallas en 2003; son 21 pts, 20 rbds, 10 ast et 8 blk en finale de la même année pour clôturer la série ou  encore sa performance de grand malade au game 5 des finales de 2005; j’avais plus que le choix.  Ce Game 5 face aux Pistons est connu comme l’un des matchs les plus fous du 21ème siècle par son intensité, conclue par l’ami Timy avec 26 points et 19 rebonds sur la tête d’un des meilleurs défenseurs de l’histoire en la personne de Ben Wallace. Pourtant j’ai décidé de parler d’une autre de ses performances colossales. C’était en finale de conférence, face au triple champion en titre, l’hydre à 2 têtes de Los Angeles. La série tourne en faveur des Spurs ( 3-2 ) mais le match 6 est au Staples Center.  La rencontre commence et sera marquée par un gros duel entre Duncan et Shaq. Duncan, fraichement MVP, commence par un petit DreamShake, Shaq plonge dans la feinte, Tim le contourne et sert parfaitement David Robinson qui finit tranquillement au dunk. L’affrontement tourne vite en la faveur des Texans mais les Lakers restent plus ou moins derrière.  À l’entame du 4ème quart-temps Duncan a déjà inscrit 35 points et pris 10 rebonds. Les Spurs vont clouer tous les espoirs des Lakers en les écrasant des deux cotés du terrain, leur infligeant un 32-13 dans les 12 dernières minutes. L’ailier fort termine la rencontre avec 37 points et 16 rebonds (saupoudrés de 2 contres et 4 passes décisives ) à 64% au shoot. C’est la première fois que les Lakers sont battus en playoffs depuis la série, encore face au Spurs, en 1999. C’est l’un des plus beaux accomplissements des Spurs de Popovich et Duncan.

Les maillots Mitchell & Ness

Pour rendre hommage à cette cuvée de Hall Of Fame, la marque de Philadelphie a sorti 5 maillots retranscrivant la carrière des trois joueurs. On retrouve un mélange de plusieurs maillots pour Garnett et des maillots classiques revisités pour l’occasion pour Duncan et Bryant. Sur le coté des patchs ont été disposés pour retranscrire le palmarès plus qu’honorable de nos légendes du jour. C’est une manière assez originale de retracer leurs parcours, leurs accomplissements tout en créant une pièce de collection pour les plus grands fans de jersey. Ils sont disponibles sur le site Mitchell and Ness aux prix de 150$ et 325$.

Romain Basquin

Je déteste Kevin Durant.

Une réflexion au sujet de « Jersey of the Week [Hors Série] – End of an Era »

  1. pat.bask1@gmail.com
    Encore un article très passionnant et très complet!
    Romain Basquin nous transmet sa passion du basket.
    Il nous fait revivre ces moments magiques avec une telle précision que nous avons l’impression d’avoir assisté aux matchs.
    Hâte de lire d’autres articles de cette qualité !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s