Interview – Florian, Youtuber et créateur de « Deux nuits avec »

Dunkiin : Salut Florian, peux-tu te décrire en quelques mots pour nos lecteurs ?

Florian : En quelques mots, je suis le créateur de “Deux nuits avec”, que j’ai créé il y a trois ans maintenant. Je suis passionné de sport, j’ai toujours voulu être journaliste sportif et j’ai toujours aussi voulue créer mon propre truc, donc je me suis lancé il y a trois ans, je me suis donné à 1000 % pour y arriver et ça marche plutôt bien pour le moment.

D : Merci beaucoup, est – ce que tu pourrais présenter ta chaîne rapidement et ce que tu proposes comme contenu ?

F : L’idée est d’aller passer deux nuits chez des sportifs de très haut niveau. Pour vivre au plus près d’eux et faire découvrir leur quotidien, montrer que l’on peut dormir chez eux, mettre en avant des personnalités très différentes et des aspects qu’on ne connaît pas forcément d’eux. C’est-à -dire que je ne vais pas parler tactico-technique avec eux, mais plutôt leur parler d’autres choses comme leurs familles, leurs passions. Voilà, montrer qu’un sportif est une personne normale et les lettres en avant différemment.

D : D’où t’es venue l’idée de créer ce concept et comment as-tu réussis à prendre contacts avec ses sportifs, jusqu’à être invité chez une star de la NBA comme Rudy Gobert par exemple? 

F : J’ai du mal à me souvenir d’un moment précis, je sais que j’avais déjà cette idée en tête. Je m’entrainais sur un site que j’avais créé, l’athlète.fr, où je faisais des portraits, des trucs un peu différent. En plus, j’aimais beaucoup intérieur sport et j’irais dormir chez vous, puis je me suis toujours vu faire quelque chose comme ça. J’ai donc créé un truc un peu à ma sauce, à toutes proportions gardées, un mixte entre les deux.

Pour les contacter ? Au début c’était du culot, j’envoyais des messages à tous les sportifs possibles. Il s’avère que c’est Kentin Mahé, un handballeur qui m’a répondu et m’a donné ma chance, je n’avais encore rien produit donc c’était un pari pour lui comme pour moi. Ensuite, c’est du boulot, donc c’est de prendre contact constamment les agents, les clubs, les attachés de presses, donc un réseau se forme. Puis, plus les vidéos prennent de l’importance, plus tu peux demander à des sportifs de parler de toi… Pour Rudy Gobert, il s’avère que j’avais fait un épisode chez Flo Pietrus qui a un attaché de presse très sympa, qui a beaucoup aimé ce que je faisais et comme il avait aussi Rudy Gobert comme client, il lui en a parlé et lui a dit de le faire. Quant à Vincent Poirier, je l’ai contacté sur les réseaux sociaux et il m’a répondu.

D : Qu’est-ce que tu apprends en allant chez ces sportifs ? Comment t’es accueillie ? Qu’elles sont les réactions généralement, sont ils sur leurs réserves ou alors ils se lâchent ? En gros, qu’est-ce que ça fait de passer trois jours avec un sportif de haut niveau ?

F : Au début je m’étais mis énormément de pressions, c’était le début, mais ça s’est toujours très bien passé. Maintenant, ça fait trois ans que je fais ça, donc je ne suis même plus impressionné ni rien, au contraire. C’est mon travail donc je le fais comme un travail. Par contre ceux qui acceptent de me recevoir, jouent le jeu à fond, on s’entend très souvent super bien, puis ce sont globalement des gens ouverts, plutôt drôle, je pense notamment à Vincent Poirier avec qui on a beaucoup rigolé. De plus j’aborde des thématiques, je leurs demande aussi ce dont ils ont envie de parler et on construit un peu l’épisode ensemble comme ça. Puis en restant trois jours, 24h sur 24 avec un gars, on ressort avec de vrais liens.

D : Après avoir donc été invité chez ces sportifs, tu gardes contact avec eux ? Et sportivement qu’apprend- tu en partageant le quotidien de ces sportifs ? Qu’est-ce que cela apporte aux gens ?

F : Globalement oui je garde contact avec tout le monde, ce sont des êtres humains donc on s’entend mieux avec certains qu’avec d’autres, mais oui en général on se parle plus ou moins régulièrement selon la personne.

Sportivement, je ne vais pas dire que j’apprends pas grand chose, moi ce qui m’intéresse à chaque fois c’est de visiter les centres d’entraînements des clubs et je vois qu’à chaque fois c’est toujours différent que ce soit à Salt Lake City, à Boston, ou que j’aille faire du foot au Kazakhstan, c’est assez différent. Mais le truc c’est qu’on parle très peu de sport car le but est quand même de s’intéresser à sa vie. Après tu vois comment le sport prend une place importante dans leur vie, Rudy avait par exemple sa chef cuisinière perso, Umut Bozok lui faisaient des exercices de plongés avec un coach pour s’entraîner mentalement à tirer les penaltys… J’arrive donc à relever certains “tips” à montrer aux gens.

D : En partageant leur quotidien, que peux-tu nous dire sur ce que la culture qui se dégage de la NBA apporte et change à la vie des sportifs, en tant qu’être humains et pas forcément en tant que sportif ?

F : Déjà en NBA, il y a un côté “m’as – tu vu” un petit peu en NBA qui fait que chaque soir ils changent de tenues, tu dois être toujours un peu au top. L’impact, c’est que comme disait Vincent au sujet de sa taille, ce qui pouvait être un handicap avant est maintenant un avantage, car ça lui permet de peser plus en NBA, alors qu’à l’époque ça pouvait être un problème d’être aussi grand. Puis la NBA ça fait encore rêver tout le monde, avec ce côté américain, c’est-à-dire que même petit je pense que tu as envie de t’habiller comme un Américain, donc je ne pense pas que ça change grand chose, même si Rudy doit s’habiller différemment que lorsqu’il été en France. Je pense qu’ils ont toujours eu ce côté américain en eux et quand t’arrive en NBA tu peux te permettre de l’assumer pleinement.

D : Qu’est-ce que tu retiens le plus de ces rencontres ?

F : Ce que je retiens le plus, c’était chez Rudy Gobert, non seulement sa maison, je n’avais jamais vu ça, mais surtout à quel niveau de professionnalisme il était, c’est quelque chose que je n’avais jamais vu, à savoir que tout est fait, chaque minute, est programmé pour qu’il arrive au meilleur niveau. Il faisait des siestes prévues, il était réveillé par son assistante personnel à la bonne heure, ensuite il prenait son goûter fait par sa chef cuisinière. Après il partait s’entraîner, il revenait et se faisait masser et ainsi de suite, tout au long de l’année.Ensuite, ça reste des relations humaines, donc moi, ce que je vais retenir c’est les personnalités, les gens… Comme avec Vincent avec qui j’ai beaucoup rigolé et avec qui on s’est bien entendu. Je retiendrais aussi qu’aux USA, ils sont beaucoup plus ouverts à des projets comme le mien et m’ont accueillis à bras ouvert ! Par exemple à Salt Lake City, je m’attendais à ce qu’ils restreignent mes activités, mes espaces de travail… Au contraire ils étaient là pour m’aider et ont tout fait pour m’arranger. J’ai pu également visiter un centre d’entraînement, c’est un Paris Bercy qu’ils ont dans chaque ville !!

D : Tu as dit que tu étais fan de sport depuis toujours, est-ce que lors de ces trois dernières années tu as pu rencontrer tes idoles à toi ?

F : Non pas vraiment, car comme c’est vraiment mon métier, je ne les vois plus comme des gens que je pouvais idolâtrer. Comme j’ai la chance d’en connaître beaucoup, je sais comment ils sont, comment ils fonctionnent. Ils ont beaux être extrêmement fort dans le sport, ce sont des personnes comme toi et moi, donc je n’idolâtre vraiment plus les sportifs. C’est peut-être triste de dire ça, mais non, pour moi je ne rencontre pas des stars.

D : Ta chaine YouTube marche bien, quel est le plan pour toi plus tard ? Continuer sur Youtube et faire grossir ta communauté ou devenir “journaliste sportif” dans une émission par exemple ?

F : Depuis juillet je suis avec Eurosport, ils m’achètent mes épisodes pour les diffuser sur leurs sites internet, ensuite l’idée évidemment, de faire grossir la “fanbase” comme on dit, sur YouTube, et ça va passer par de gros gros épisodes qui devraient être prévu d’ailleurs. 

Ensuite pour répondre à ta question, je me considère comme journaliste sportif, c n’est pas parce que j’utilise une plateforme comme Youtube pour relayer un contenue que je ne le suis pas. Je me considère d’ailleurs plus comme ça que comme youtubeur, je suis très bien avec mon concept et comme depuis 3 ans j’arrive très bien à en vivre, on va continuer ainsi sur ma lancée.

D : Tu as tout à fait raison ! Lors de cette période de confinement, d’arrêt total des compétitions sportives, est-ce que tu en as profité pour prendre contacts avec des sportifs, surement plus disponible, et as -tu des épisodes de prévu en réserve ou faudra t’il attendre la fin de tout ça pour reprendre ton activité ?


F : Alors, ça tombe très mal car j’avais deux gros épisodes de prévu qui auraient pu me lancer encore plus, mais bon on y peut rien et du coup on reprendra ces épisodes à la fin du confinement je l’espère, selon le déroulement des compétitions sportives. J’ai fait un “deux nuits avec moi même” qui a plutôt bien plu aussi. Et j’ai tourné le grand Quizz du confinement. C’est sous forme de tournoi comme un tableau Roland Garros avec 32 sportifs de haut niveau, notamment Vincent Poirier et Flo Pietrus. Ils vont s’affronter dans des quizz de culture général à élimination direct, dans le but de passer les tours et gagner en final. Les finalistes et le vainqueur gagneront un beau cadeau, ça prendra déjà une semaine, et si ça continue on fera peut-être une deuxième édition.

D : On a hâte de voir ça, entre nous, qui est ce qui gagnera ?

F : Deux joueurs de foot qui sont apparemment très bons, James Léa Siliki, du stade rennais qui regarde tous les jeux TV et Manu Imorou qui jouait à Caen avant. Également l’escrimeur Maxime Pauty qui est un peu le moins connu avec la joueuse de volley Clémence Garcia, mais tous les deux sont vraiment bons. Mais Vincent Poirier ne gagnera jamais lui malheureusement, il ne passera même pas le premier tour.

D : On espère ainsi que toute la communauté NBA qu’il te fera mentir et qu’il montrera que les sportifs les plus cultivés sont les basketteurs !

F : Ah je vous le souhaite, mais même lui m’a dit que cela allait être compliqué.

D : Merci d’avoir répondu à nos questions, je te souhaite, ainsi que toute l’équipe, le meilleur pour la suite ! Et bonne santé à toi ainsi qu’à tes proches ! 

F : Merci beaucoup, à toi aussi

Nous vous invitons, chers lecteurs, à rester chez vous et à regarder toutes les vidéos de la chaîne “Deux nuits avec et le suivre sur Twitter et Instagram !

Pablo Muller

Once a Knicks, Always a Knicks

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