Basketball Side Hustles – Episode 1 : Les premiers rappeurs de la NBA

Après une brève introduction, il est temps d’entrer dans le vif du sujet et de s’étendre sur les side hustles des joueurs NBA, soient leurs professions et hobbies en dehors des parquets. Pour ce premier épisode, penchons-nous sur l’un des passe-temps favoris des basketteurs : la musique.

Parlons des précurseurs du genre, ceux qui se sont lancés les premiers sur le créneau des athlètes-rappeurs.


1. Shaquille O’Neal

Dominant dans la ligue et populaire en dehors des parquets, Shaquille O’Neal a profité de sa notoriété pour se lancer dans différents projets. Il a donc sorti son premier album en 1993. Intitulé « Shaq Diesel« , celui-ci deviendra disque de platine. Oui, vous avez bien lu : Shaq, album de rap, disque de platine

Son album sophomore « Shaq-Fu : The Return » sera lui, disque d’or car boosté par des collaborations avec de grands noms de la scène hip-hop comme RZA, Method Man, Warren G et Redman. Shaq Diesel est le premier basketteur à se lancer dans le rap et à connaître un succès mainstream. 

On peut le considérer comme « The OG » dans cette catégorie, d’autant qu’il a eu l’occasion de s’associer avec deux icônes de la musique. Il y avait d’une part, le roi de Brooklyn, The Notorious B.I.G. qui s’était lié au Shaq sur « Still Can’t Stop The Reign ». De l’autre, Shaq avait fait une apparition sur le titre « 2 Bad » du roi de la pop, Michael Jackson. Les co-sign d’O’Neal ne s’arrêtent pas là : A Tribe Called Quest, Ice Cube, KRS-One, Mobb Deep… Ils ont tous soutenu le Shaq au cours de sa carrière. 

C’est assez difficile de considérer O’Neal comme un véritable emcee. Il n’en reste pas moins un freestyler correct, toujours prêt à commencer des rap beefs avec Kobe Bryant, LaVar Ball ou Damian Lillard.


2. Jason Kidd

En 1994, un collectif de rappeurs et de joueurs de la NBA a uni ses forces pour enregistrer l’album « B-Ball’s Best Kept Secret« . Le projet était alors poussé par « Flow On », le single de Cedric Ceballos et Warren G, qui en soit, n’était pas trop mauvais. Mais parlons plutôt de « What The Kidd Did« , le morceau de J-Kidd.

Le jeune Jason était encore rookie à l’époque et a fait l’erreur de prendre part à l’EP, sur lequel on retrouvait par ailleurs Gary Payton, Brian Shaw, Shaquille O’Neal ou encore Dennis Scott. Voulant suivre les pas de ses idôles, Kidd avait accepté de rapper sur un titre en collaboration avec Money B, un emcee d’Oakland.

Le problème c’est que Jason Kidd ne savait absolument pas rapper. Il était souvent à contre-temps, ne savait pas mettre les bonnes intonations dans ses couplets et ne semblait pas tellement confiant quand il rappait. Malgré cela, le morceau nous propose un bon beat G-funk des années 1990, ce qui ne nous donne pas totalement envie le jeter aux oubliettes.

J-Kidd était conscient que le rap n’était pas dans ses cordes mais peut-on vraiment lui reprocher d’avoir essayé?


3. Kobe Bryant

Selon Grantland, il existerait un morceau de rap appelé « 3X’s Dope » sur lequel apparaîtraient Shaq & Kobe. Est-ce une chance pour nous de ne jamais avoir entendu ce titre? En tout cas, sachez que Kobe a également tenté de se faire une place dans le rap game… sans succès.

Il a avait bien commencé pourtant : en 1999, il avait réussi à obtenir un contrat avec Sony Records et sorti un single avec le top model Tyra Banks, intitulé « K.O.B.E. » Pour la petite histoire, c’est sur le set du clip qu’il avait rencontré Vanessa Laine, qui est devenue son épouse et la mère de ses enfants.

Après une perfotmance lors du NBA All-Star Game en 2000, Kobe avait collaboré avec des grands noms du R&B : les Destiny’s Child sur le remix de « Say My Name » et Brian McKnight sur son single « Hold Me ».

Cependant, il était évident que faire du rap était aussi peu naturel pour le Mamba que de faire des passes à ses coéquipiers.

Son album « Visions« , qui devait contenir des duos avec Nas et 50 Cent, ne verra jamais le jour. Cela permettra à Kobe de se concentrer sur le basket et d’avoir la carrière qu’on lui connaît aujourd’hui.


4. Chris Webber

Chris Webber a sorti l’album « 2 Much Drama » en 1999 et avait réussi à faire grimper son single avec Kurupt « Gangsta, Gangsta (How U Do It) »  dans le top 10 des charts rap. 

Avant cela, il avait posé sur « Webber Skit » de Naughty by Nature, sur « Poverty’s Paradise », album récompensé d’un Grammy Award en 1995.

Mais c’est en tant que producteur de musique que C-Webb a gagné sa légitimité sur la scène hip-hop. En 2006, Webber a produit « Blunt Ashes » et « Surviving The Times » sur l’album « Hip-Hop Is Dead » de Nas


5. Allen Iverson

Icône hip-hop dans le monde du basketball, Allen Iverson n’a jamais caché son amour pour le rap. En 2000, celui qui confiait écouter du « hardcore gangsta rap » a sorti un single appelé « 40 Bars ». AI, dont le rap name était « Jewelz », travaillait sur son premier album intitulé « Misunderstood » (« Incompris »), avant que la polémique ne gonfle autour de son morceau.

En effet, des activistes ont dénoncé le contenu explicite et offensant des paroles du N°3 de Philly. En plus de cela, David Stern, l’ancien commissioner de la NBA, n’était pas ravi par ce nouveau move d’Iverson pour implanter encore plus de culture hip-hop dans la grande ligue. Il faut dire qu’à l’époque, les connotations autour du rap n’étaient pas les meilleures. 

Allen Iverson a cependant prouvé qu’il connaissait son sujet, notamment sur le morceau « Dynasty Raiders ». Cependant, après la controverse, il a complètement abandonné ses rêves de emceeing.


6. Metta World Peace

Metta World Peace a toujours été un personnage à part dans la ligue, c’est donc tout naturellement qu’il a osé se lancer dans le rap.

En 2006, lorsqu’on l’appelait encore Ron Artest et après sa mise à pied pour le « Malice At The Palace », il a sorti l’album « My World« . Ce projet aura l’appui des rappeurs et producteurs Juvenile, Mike Jones et Diddy. Le basketteur avait même fondé son label, « True Warriors Records » et signé le groupe de R&B Allure sur ce dernier.

MWP sera surtout reconnu pour son morceau « Champions« , célébrant le titre des Lakers en 2010.


7. Tony Parker

La carrière de TP en tant que rappeur a suscité incompréhension et moqueries, mais remettons les choses dans leur contexte.

Tony venait de gagner 3 titres avec les Spurs et faisait déjà partie de l’élite des meneurs de la ligue. C’était un jeune à qui tout réussissait alors pourquoi ne pas tenter sa chance dans le rap, qui a toujours été l’une de ses passions?

Tony Parker a sorti un album éponyme en 2007, après avoir signé un contrat avec Universal Music France. Parmi les collaborations notables, il y avait Booba, Soprano, Don Choa et même… Jamie Foxx.

Son single « Balance-Toi » s’était classé numéro 1 des ventes en France et était resté dans le 10 des charts pendant plusieurs semaines. TP avait également connu le succès avec des chansons entêtantes comme « Premier Love« .

Cette parenthèse musicale n’a pas empêché Tony de devenir une légende du sport. Avec ses 5 bagues de Champion NBA et son trophée de MVP des Finales, il est admiré par des milliers et sera toujours adûlé pour ses prouesses sur les parquets.


8. Stephen Jackson

Celui qui ne cesse d’avoir des mots doux  envers notre Tony national en ce moment évolue dans la musique depuis 2011 sous le nom de Stak 5.

Stephen Jackson nous a  proposé  des mixtapes et des albums tels que « What’s A Lockout« , « Real I Remain » ou « Jack Of All Trades« .

D’ailleurs dans son dernier opus sorti en 2016, Stak 5 a invité Kevin « Trey5 » Durant sur le morceau « Lonely At The Top« . Jackson a également collaboré avec T.I. et Jeezy au cours de sa carrière.

Cependant, c’est en co-animateur du podcast « All The Smoke » avec Matt Barnes que Stephen Jackson connaît davantage de succès.


9. Dwyane Wade

La ville de Miami était en fête pendant 3 jours à l’occasion du retrait du maillot de Dwyane Wade, le 23 février dernier.

Au cours des célébrations, Flash a fait la promotion de son documentaire, « Life Unexpected » diffusé sur ESPN et nous a fait une démonstration de ses talents de rappeurs avec un nouveau morceau.

Intitulé « Season Ticket Holder« , il s’agit d’une collaboration avec Raphael Saadiq et UD, mais surtout avec Rick Ross, une autre légende de South Beach.

Bien que la musicalité D-Wade ne soit pas la meilleure, le morceau est plutôt bon grâce au flow de Rozay. Il y a donc de quoi rendre fier le Wade County, toujours réceptif à ce que fait le désormais éternel n°3 du Heat.


Mentions spéciales : 

Rasheed Wallace, Dejounte Blair, Steve Francis, Delonte West, Joe Smith,  Troy Hudson.

Dans le prochain épisode, nous mettrons en valeur la scène musicale actuelle de la NBA, avec des artistes tels que Dame D.O.L.L.A., Iman, MB3FIVE et bien plus encore.

Tracy Ezeli

Blogger & Motivational Writer @thatmoodswing 🇬🇧 Rédactrice Culture & Basket @dunkiin_fr 🇫🇷

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