Les mauvais élèves – Première partie

Dans un monde de plus en plus axé sur les réseaux sociaux, la NBA et ses joueurs n’échappent pas à la règle. Bien que certains sportifs et franchises gèrent du mieux qu’ils peuvent leur image, certains d’entres eux préfèrent s’aventurer au delà des limites.

C’est en voyant les derniers événements de ce début de championnat et notamment l’affaire “Jimmy Butler”, qu’une question m’a traversé l’esprit : “ est ce que certains athlètes devraient revoir leur communication et leur utilisation des réseaux sociaux ?”


KEVIN DURANT – BROOKLYN NETS

Pour certains, la réponse est évidente, le cas le plus évoqué restant celui de Kevin Durant. Parti durant l’été 2016 d’OKC pour rejoindre les Warriors, monsieur Durant n’a sans doute pas trouvé mieux à faire que de balancer du sale sur son ancienne équipe sur Twitter… À partir de faux comptes. Oups, boulette, il passe de son compte personnel à des “burner accounts”.  L’histoire aurait pu s’arrêter là et ne pas être ébruitée mais un de ses followers capture l’instant où il critique son ancienne franchise avec son compte personnel, grossière erreur.

Kevin Durant (@easymoneysniper) likant un post instagram mentionnant D. Green – Source Twitter

La faute à pas de chance et à la rapidité des réactions des fans…  Durant aurait pu se ranger, comprendre de son erreur, mais l’ailier des Warriors jette de l’huile sur le feu à la moindre occasion. Un like sous un post insultant ses anciens ou actuels coéquipiers et hop c’est reparti pour un tour. Mais si il n’y avait que sur Twitter ou Instagram que KD dérapait… Depuis la reprise NBA, le numéro 35 s’essaie et prend le rôle de “Thug” qu’il ne maîtrise pas tout à fait. Exemple, lors du match face à Washington, le joueur hurle ceci après avoir marqué : Sors moi, je ne veux pas jouer contre eux. Ils sont faibles. Bon, ok les Wizards n’était pas en forme olympique en début de saison, mais cette déclaration fait partie de celles dont on se passerait bien, surtout pour un joueur de son statut. Une non maîtrise totale de sa communication qui l’a amené à une amende de 25 000 $ après son dérapage lors du match contre les Mavericks, lorsqu’il s’emporte vulgairement contre des fans des Texans.


ERIC BLEDSOE – MILWAUKEE BUCKS

Début de saison 2017, Eric Bledsoe est dans un salon de coiffure et tweete I don’t wanna be here. Les rumeurs de trade enflent du côté de l’Arizona surtout que la franchise vient de se séparer de son coach après une reprise compliqué. Le meneur niera toutefois qu’il visait son équipe et précisera qu’il avait déjà fait une demande de transfert en interne avant la pré saison. Malgré tout Twitter s’enflamme et le joueur continue son petit jeu en postant des messages énigmatiques ou en retweetant des déclarations à son sujet tout en les commentant. Un peu de fun du côté de Phoenix mais moins pour l’image des Suns déjà mise à mal par des résultats catastrophiques. La NBA sanctionne Bledsoe par une amende de 10 000 $. Pour un tweet chez le coiffeur, ça fait cher la note ! 

Le tweet référence de Bledsoe , bilan ? 10 000 $ d’amende ! – Source Twitter @EBled2

JIMMY BUTLER – MIAMI HEAT

Eric Bledsoe a dû beaucoup inspiré Jimmy Butler : le joueur de Minny réclame son trade avant le début de la saison. Jimmy veut partir, mais les Wolves vont faire le maximum pour retarder son départ. Ouïlle, grosse erreur car Jimmy Buckets va faire vivre un véritable enfer à ses dirigeants et va nourrir la NBA pendant plusieurs jours de rumeurs en tout genre, de déclarations et interventions les plus improbables. À commencer par ce fameux entraînement où il prend à partie dirigeants, joueurs et staff des Wolves avant de battre l’équipe A avec celle composée des cireurs de banc. Le tout est suivi et balancé en temps quasi réel sur Twitter. Le numéro 23 va offrir un show aux nombreux fans français à plus de 6700 kms. S’il a battu ses coéquipiers, Jimmy s’offre une conférence de presse en sortie (à changer). Hum. Sa communication bien que nuisible n’empêche pas les rumeurs de transferts de continuer, de son côté, le joueur ne s’arrête pas car Jimmy veut partir et le fait savoir. Le gros bébé refuse de jouer certains matchs à cause de “douleurs”, puis réapparaît quelques jours plus tard en tenue de match et rebelote, avant d’être envoyé pour de bon à Philadelphie. Bien loin du Minnesota, le nouveau joueur des Sixers salue les copains des Wolves en balançant ceci après son premier match : C’est tellement plus fun de jouer avec ces gars. La communication de Butler = du pain béni pour la Twittosphère et un moyen d’augmenter l’enjeu d’une prochaine confrontation entre Sixers et Wolves où Buckets s’est fait largement hués par le public.

Interview complète de Jimmy Butler pour ESPN – Source Youtube

… ET LES AUTRES

À Philadelphie, il n’y a pas que Butler qui fait couler de l’encre. En mai dernier alors que les Sixers sortent des playoffs en demi de conf Est (défaite 4-1 de Philly) , on apprend que Bryan Colangelo, le GM de la franchise, utiliserait des faux comptes pour critiquer ses joueurs (Kevin Durant’s mood). Déjà en tant que joueur, ça passe mal mais là, un general manager qui s’y met et c’est une enquête interne qui s’ouvre au sein de l’institution. Les faits reprochés à Colangelo sont le partage d’informations confidentielles sur le club et des critiques abjectes sur ses propres joueurs. Si l’enquête met en lumière que la femme du GM était finalement l’utilisatrice de ces faux comptes, les infos provenaient elles bien de son mari. Scandale dans la ville de l’amour fraternel et c’est une franchise qui voit son image salie à l’approche de la Free Agency durant laquelle Joël Embiid a tenté de recruter LeBron James. Colangelo démissionnera finalement de son poste le 7 juin 2018 et sera remplacé par Elton Brand, un ancien de la maison, au courant du mois de septembre .

John Wall est souvent mentionné lorsque l’on traite de mauvaise gestion de son image. Notamment pour une tendance à trop ouvrir sa bouche ou à pleurnicher sur son salaire. Si Wall s’étend régulièrement sur Twitter c’est souvent pour nous dire qu’il vaut plus que ce qu’il est payé actuellement (on rappelle que le meneur a signé un contrat max cet été, à près de 170 millions de $ sur 4 ans).

Si il y en a bien un qui a appris de ses erreurs et qui sait que la réactivité des réseaux sociaux peut être néfaste à son image et à sa franchise, c’est JR Smith. Lors d’une interview récente, il a déclaré ceci « Je suis toujours inquiet d’une nouvelle boulette. C’est une manière de rester vigilant. Ça n’influe pas sur ma vie de tous les jours, mais j’y pense encore. ».  Parce que oui JR collectionne les boulettes et fresques en tout genre (article complet par ici), si bien que maintenant Gérard demande l’avis de ses proches avant de poster quelque chose sur Instagram et Twitter, où il est plus actif que sur les parquets. Pas difficile me direz vous….

Bien que la NBA et les franchises laissent une liberté d’expression aux joueurs concernant la gestion de leurs image, la Ligue devrait sanctionner avec de réelles pénalités (dépassant les simples amendes) les personnes communiquant sans l’accord de leur franchise sur des affaires la/les concernant. Si certains joueurs se plaignent de ne pas être appréciés en dehors des parquets, il faudrait peut-être que ces derniers songent à se remettre en question et à revoir l’image qu’ils transmettent. Il semble important de souligner qu’à l’image de Kevin Durant, certains athlètes ne verront sans doute pas leur blason se redorer malgré leurs efforts et exploits sur les parquets. Internet et ses utilisateurs n’oublient rien…

Source : Trashtalk / SBNation / QiBasket / Quora / BasketSession .

dunkiin

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